MOBILITÉ

Bouger en Guyane

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Nous observons que la Guyane est aujourd’hui saturée de voitures. Embouteillages,

pollution de l’air, baisse du pouvoir d’achat, accidents à répétition. La stratégie du tout

voiture fracture la société guyanaise et est un frein à son développement.

Il est de notre responsabilité de proposer des solutions à court et long terme permettant

de résoudre tous ces problèmes à la fois :

 

Les transports en communs à l’honneur

Évidemment, cette offre doit s’accompagner d’une carte lisible et efficace du transport urbain, des connections routières entre toutes les communes, des heures fixes et rapprochées. Il en est de même des communes de l’intérieur et des fleuves avec la pirogue collective. Nous devons élargir et diversifier notre offre de transport pour aérer les rues, désenfumer les centres urbains, permettre à tous de se rendre mobile pour l’emploi, faire des économies et sécuriser un peu plus les piétons et les deux roues.

 

Covoiturage et Taxico

La prime de mobilité décrite plus loin inclut le covoiturage dont le bénéficiaire est le conducteur.

Certes, le site Blada permet des covoiturages ponctuels. La problématique repose sur les trajets réguliers, il s’agit presque d’un tabou. Nous devons mener des actions pour populariser cela auprès des entreprises, des administrations, des syndicats. Organiser peut-être une plateforme internet facilitant les prises en charges et les retours des voyageurs. Il faut néanmoins que ce fonctionnement soit facile et très accessible.

 

La mobilité douce

Notre climat ne nous permet pas toujours de faire le trajet à l’extérieur et d’être présentable au travail. En dehors des périodes de pluies, nous pouvons néanmoins favoriser la marche et le vélo. 60% des trajets en voiture se font pour une distance inférieure à 5 km, soit moins de 15 minutes à vélo. Les bienfaits du sport sur la santé ne sont plus à prouver. La pratique quotidienne d’un sport permet d’entretenir son cœur, de maintenir son poids et d’avoir une hygiène de vie équilibrée. Agir pour la mobilité douce, c’est aussi agir pour le pouvoir d’achat, la qualité de l’air et la santé.

 

Le télétravail et le travail à domicile

En Guyane, 50% des actifs ont un métier de bureau. Par un calcul rapide, si chacun d’entre eux avait une journée de télétravail par semaine, cela représenterait 10 % du trafic en moins le matin et le soir. On peut aisément mesurer l’impact. La crise de la Covid-19 et son confinement de 2 mois nous ont prouvé que le télétravail était faisable pourvu qu’il y ait une volonté de le mettre en œuvre. Agissons ! D’autant plus que le télétravail permet d’amoindrir le nombre d’arrêt maladie, augmente la productivité et la qualité de vie des travailleurs.

La livraison à domicile

Guyane Ecologie propose le lancement d’un appel à projet pour une société de livraison des achats en ligne à domicile. Il existe déjà en Guyane, des très petites et jeunes entreprises de livraison des achats dans les boutiques indépendantes par le biais de plateforme internet. Nous souhaitons que ce type d’offres soit élargi aux supermarchés. Outre un gain pécunier et un usage réduit de la voiture, les usagers qui souhaitent adopter cette pratique observeront un gain de temps dans leur quotidien et pourront se consacrer à d’autres activités.

 

Couper le cordon

Il est étonnant de constater qu’en règle générale, pour se rendre dans n’importe quel pays d’Amérique du Sud, il revient moins cher de transiter par Paris. La plupart du temps, l’alternative ne se pose même pas, nous n’avons pas le choix puisque les dessertes sont particulièrement compliquées et les prix pratiqués sont inexplicables. Nous insistons pour que les dessertes aériennes depuis Cayenne et Saint Laurent nous permettent de nous rendre quotidiennement et à moindre coût partout dans le monde et pas uniquement à Paris. Par le biais des escales dans les pays voisins nous pouvons rendre cela possible et désenclaver la Guyane.

Un marronnier vieux comme le train

Oui, le train. Aussi étrange que cela puisse paraître à première vue mais un réseau ferroviaire existait en Guyane. Certes, ce n’était pas le TGV ! Il faut plutôt se représenter des wagonnets pour le transport des marchandises mais les anciens se souviennent de cette époque. Relançons cette idée, tentons, que risquons nous ? Une telle liaison ferroviaire devient de plus en plus intéressante pour les entreprises avec l'essor démographique et économique.

Hydrogène

Depuis le 1er janvier 2020, les premières voitures à hydrogène sont en circulation libre à Berlin. Toyota et Hyundai ont été précurseurs dans ce domaine et les retours sont très bons. Nous devons emboiter le pas avec une vigilance accrue sur l'origine du carburant et des composants. Soyons en phase avec notre époque et construisons une filière locale profitable à tou.te.s. 

Chacun de ces axes ne permet pas de résoudre à eux seuls la dépendance à la voiture thermique comme seul moyen de transport en Guyane.

En revanche mixés ensemble, en proposant à chacun, des alternatives crédibles permettant d’améliorer le pouvoir d’achat, le cadre de vie, la santé, alors nous pouvons vaincre les bouchons et la pollution de l’air qui devient un réel problème en Guyane. Les habitants de Balata (Matoury) sont témoins de la dégradation de la qualité de l’air le long de la N1 à cause des bouchons : Asthme, allergies, bronchites chroniques voire pire.

 

La solution n’est pas de démultiplier les routes, cela nous fait rentrer dans un cercle vicieux.

 

Sortons de ces schémas déjà connus et qui nous piègent. Nous avons des alternatives à considérer. A court, moyen et long terme, nous pouvons offrir une mobilité sûre, fiable, économique et propre à tou.te.s sans exception.

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